Semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes (ISAW)
DÉCOUVREZ CI-DESSOUS NOTRE SÉRIE DE WEBINAIRES D’HIVER !
Semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes 2026 :
Février 23 – 1er mars
La semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes est une initiative internationale d’une semaine visant à sensibiliser le public à la question des espèces envahissantes. Tout au long de cette semaine, les collectivités et les organisations contribuent à diffuser le message en partageant des informations sur :
- Comment les espèces envahissantes sont introduites et se propagent
- Les répercussions qu’elles peuvent avoir sur les espèces et les habitats indigènes
- Des gestes simples que chacun peut faire pour limiter la propagation du virus
Au Canada, la semaine de sensibilisation aux espèces envahissantes(ISAW) est organisée par le Centre des espèces envahissantes. Les associations et les particuliers peuvent participer à cette semaine de sensibilisation en partageant des informations sur les réseaux sociaux et en utilisant le hashtag #InvSpWk. Accédez à la boîte à outils de l’Invasive Species Centre et aux publications toutes prêtes pour les réseaux sociaux ICI>>
Série de webinaires d’hiver2026
Chaque année, à partir de l’ISAW, Espèces envahissantes Canada organise une série nationale de webinaires d’hiver à laquelle participent des professionnels, des chercheurs et des partenaires travaillant à la prévention et à la gestion des espèces envahissantes partout au Canada. Ces webinaires mettent en lumière les enjeux émergents et les actions menées sur le terrain en matière d’espèces envahissantes, permettent de partager les dernières recherches sur ce sujet et encouragent les mesures susceptibles de réduire la propagation et les impacts des espèces envahissantes.
Cette année, les présentations de la série de webinaires d’hiver portent sur les thèmes suivants :
- Les « Jeunes pour l’intendance écologique » : mettre en avant les jeunes qui agissent!
- Lundi 23 février
- Conséquences des inondations extrêmes sur la dispersion des espèces du genre Reynoutria (renouées) dans le contexte du changement climatique.
- Mardi 24 février
- Une liste de surveillance « Horizon Scan » répertoriant les espèces non indigènes d’eau douce et marines présentes dans les provinces maritimes du Canada.
- Jeudi 5 mars
- Les gardiens autochtones : le rôle moteur des populations autochtones dans la gestion responsable de l’environnement
- Mercredi 18 mars
- Le fulgore tacheté : biologie, tolérance au froid et exploitation de sources alternatives de données sur la répartition de l’espèce pour la recherche en matière de biodiversité et de conservation
- Mardi 24 mars
Vous trouverez ci-dessous les détails et les liens relatifs au webinaire !
Restez à l’écoute : nous vous communiquerons prochainement de nouveaux thèmes ainsi que des informations sur les intervenants et les présentations.
[Retrouvez les enregistrements de nos webinaires d’hiver précédents sur notre page dédiée aux enregistrements d’événements]

Les « Jeunes pour l’intendance écologique » : mettre en avant l’engagement des jeunes !
Lundi 23 février à 12 h 00 (heure de la côte Est)
Présentation de l’intervenante : Amanda MacCarthy, coordinatrice jeunesse – Ontario, Jeunes pour l’intendance écologique

Née à Ottawa et forte d’une expérience dans la gestion et la surveillance des écosystèmes aquatiques, Amanda se réjouit de se consacrer désormais à l’accompagnement des jeunes de tout le Canada dans leurs actions en faveur de l’environnement. Elle est profondément inspirée par tous ces jeunes formidables avec lesquels elle a la chance de travailler et a hâte de faire découvrir à tous leurs objectifs et leurs progrès.

Conséquences des inondations extrêmes sur la dispersion des espèces du genre Reynoutria (renouées) dans le contexte du changement climatique.
Mardi 24 février à 12 h 00 (heure de la côte Est)
La renouée se propage principalement par la dispersion de ses rhizomes et de fragments de plantes, un processus favorisé à la fois par l’activité humaine et par les phénomènes météorologiques extrêmes. Dans le contexte du changement climatique, les précipitations extrêmes et les inondations deviennent plus fréquentes et plus graves. Il est essentiel de comprendre comment ces perturbations influencent la propagation de la renouée afin d’assurer une prévention, une détection précoce et une gestion efficace.
David Clements, écologiste spécialiste des plantes envahissantes à l’université Trinity Western, présentera son étude consacrée aux effets de deux inondations majeures survenues le long de la rivière Vedder-Chilliwack, en Colombie-Britannique, sur la dispersion et la croissance des populations de renouée entre 2022 et 2025.
Présentation de l’intervenant : David Clements, écologiste spécialiste des mauvaises herbes, Université Trinity Western
David Clements est un écologiste spécialiste des mauvaises herbes basé à l’université Trinity Western, à Langley, en Colombie-Britannique (Canada). Ses travaux de recherche sur la gestion intégrée des mauvaises herbes, les plantes riveraines envahissantes, les écosystèmes de chênes de Garry et le changement climatique ont donné lieu à plus de 100 publications scientifiques. Il gère les sites de recherche sur le terrain de la TWU : la zone d’étude des écosystèmes, la forêt écologique de Blaauw et la zone de recherche écologique de Crow’s Nest, sur l’île de Salt Spring. Outre les cours d’écologie qu’il dispense sur le campus de la TWU, il anime des stages sur le terrain sur la côte de la Colombie-Britannique et à Hawaï. En 2022, il a publié deux ouvrages collectifs, *Persistence Strategies of Weeds* et *Global Plant Invasions*. Il est l’un des rédacteurs en chef de la série *Biology of Invasive Plants* dans la revue *Invasive Plant Science and Management*, qu’il a contribué à développer en 2020. Il est également rédacteur en chef d’une série consacrée aux espèces envahissantes pour la revue *Pacific Science*, qu’il a contribué à lancer en 2007 et dont il a assuré la rédaction pendant plus de 16 ans. Il est membre fondateur du conseil d’administration du groupe chrétien de gestion environnementale *A Rocha Canada*, qui fait partie d’*A Rocha International*, une organisation active dans plus de 20 pays. Il participe activement à plusieurs groupes locaux de gestion environnementale, tels que la Fraser Valley Invasive Species Society et la Salmon River Enhancement Society, et rédige une chronique mensuelle intitulée « Green Beat » pour le journal Langley Advance Times.
Une liste de surveillance « Horizon Scan » des espèces non indigènes d’eau douce et marines présentes dans les provinces maritimes du Canada.
Jeudi 5 mars à 12 h 00 (heure de la côte Est)
On observe un afflux croissant d’espèces non indigènes (ENI) introduites dans de nouveaux habitats par des voies anthropiques, dont certaines sont néfastes pour les écosystèmes, les économies ainsi que la santé sociale et culturelle des milieux d’accueil. Afin de protéger les écosystèmes indigènes contre l’invasion de nouvelles ENI, il est nécessaire de disposer de listes de surveillance répertoriant les espèces potentiellement problématiques. À ce jour, au Canada, la région des Grands Lacs est la seule à avoir établi une liste de surveillance des EIN d’eau douce.
Au cours de ce webinaire, Sarah Kingsbury, de Pêches et Océans Canada (MPO), présentera les conclusions d’une analyse prospective à grande échelle portant sur les espèces exotiques envahissantes (EEE) d’eau douce et marines dans les provinces maritimes. Grâce à ces travaux, son équipe a dressé une liste de plusieurs milliers d’espèces envahissantes potentielles et a identifié celles qui présentent le plus grand risque pour la région.
Présentation de l’intervenante : Sarah Kingsbury, biologiste principale spécialisée dans les espèces aquatiques envahissantes au ministère Pêches et Océans Canada (MPO)
Sarah est biologiste principale spécialisée dans les espèces aquatiques envahissantes au sein de Pêches et Océans Canada (MPO), où elle travaille en Nouvelle-Écosse. Elle est spécialisée dans les espèces non indigènes d’eau douce, mais mène également de nombreux projets portant sur les écosystèmes marins. Elle apprécie le travail sur les données et maîtrise la modélisation écosystémique ainsi que celle de l’adéquation des habitats pour les espèces. Sarah travaille également dans les domaines de l’ADN environnemental (eDNA) et de la génomique, des évaluations de risque à l’échelle du dépistage, de l’analyse de compatibilité climatique et de l’élaboration de cadres méthodologiques. Elle apprécie tout particulièrement de travailler sur des projets qui contribuent à la gestion des espèces aquatiques envahissantes. Auparavant, Sarah a rédigé son mémoire de maîtrise à l’Université Saint Mary’s d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, sur l’escargot mystérieux chinois (Cipangopaludina chinensis). Elle a obtenu sa licence en chimie au Collège militaire royal de Kingston, en Ontario.
Les gardiens autochtones : le rôle moteur des populations autochtones dans la gestion responsable de l’environnement
Mercredi 18 mars à 12 h 00 (heure de la côte Est)
Les programmes canadiens des « gardiens autochtones » transforment la manière dont la gestion des terres et des eaux est mise en œuvre à travers le pays. Ce webinaire mettra en lumière la manière dont les nations autochtones jouent un rôle de premier plan dans la conservation, la gestion des espèces envahissantes et la protection de la biodiversité.
Institut Dena Kayeh :
Tanya Ball (Dahkadle) est fière d’appartenir à la fois aux Premières Nations Kaska et Tahltan. Son lien profond avec la terre et son engagement à apprendre des aînés la culture, la langue et les savoirs traditionnels ont façonné son parcours universitaire et orienté une carrière axée sur la promotion du mouvement des Gardiens autochtones et des zones protégées et conservées par les autochtones (IPCA). La formation supérieure de Tanya comprend des certifications en sciences de la Terre et de l’environnement, en techniques environnementales appliquées, une formation d’assistante en évaluation environnementale de sites, un module avancé en SIG, ainsi que la réussite du programme « Boreal Guardian » à l’université Dechinta.
Tanya travaille actuellement au sein de l’Institut Dena Kayeh, où elle occupe le poste de coordinatrice des gardiens pour le programme « Dane Nan Yḗ Dāh Kaska Land Guardian ». Tanya travaille également avec SIKU en tant que coordinatrice des Premières Nations et avec le Northern Indigenous Stewardship Circle en tant que coordinatrice des gardiens. De plus, Tanya collabore avec la 3 Nations (Tahltan, Kaska, Taku River Tlingit) Society en tant que coordinatrice des gardiens du territoire des 3 Nations.
Première Nation de Garden River :

Aaron Jones, Première Nation de Garden River
« La gestion de la lamproie marine au sein de la Première Nation de Garden River: un bref historique des impacts culturels et une voie vers la réconciliation environnementale »
Nation Kainai (la tribu des Blood) :
Depuis des générations, le peuple des Pieds-Noirs utilise le feu comme outil de gestion du territoire afin de préserver les écosystèmes des prairies et de favoriser la présence de la flore et de la faune indigènes. Aujourd’hui, sur le territoire des Kainai, dans le sud de l’Alberta, la tribu des Blood mène des initiatives visant à réintroduire le « bon feu » dans le paysage. Leur action, dans le cadre du premier programme canadien de gardiens du feu, ravive les savoirs traditionnels afin de restaurer la terre.
Alvin First Rider, responsable environnemental au sein du service de gestion des terres de la tribu Blood, vous fera part des enseignements tirés du programme « Fire Guardians » de la nation Kainai et vous expliquera comment celle-ci réintroduit des pratiques de brûlage traditionnelles afin d’améliorer la santé des prairies et de réduire la charge en végétaux envahissants pouvant servir de combustible.
Le fulgore tacheté : biologie, tolérance au froid et exploitation de sources alternatives de données sur la répartition de l’espèce pour la recherche en matière de biodiversité et de conservation
Mardi 24 mars à 12 h 00 (heure de la côte Est)
Ce webinaire comprendra deux exposés consacrés au fulgore tacheté.
«« Biologie et tolérance au froid du fulgore tacheté »
Le fulgore tacheté (Lycorma delicatula, Hemiptera : Fulgoridae) est une cicadelle originaire de Chine et d’Asie du Sud-Est, considérée comme une espèce envahissante en Amérique du Nord. Afin d’éclairer l’évaluation des risques liés à sa propagation vers le nord, en direction du Canada, Anna présentera les résultats de ses travaux visant à déterminer la stratégie de tolérance au froid et les limites létales inférieures des œufs en hibernation.
«Exploiter des sources alternatives de données sur la répartition des espèces pour la recherche en matière de biodiversité et de conservation : une étude de cas sur le fulgore tacheté »
Une surveillance efficace de la taille des populations d’espèces envahissantes et de leur aire de répartition établie est essentielle pour les efforts de lutte et d’éradication, mais les campagnes d’inventaire sur le terrain peuvent s’avérer coûteuses et mobiliser d’importantes ressources. Nous explorons ici la capacité de Google Trends, un outil permettant de quantifier les recherches effectuées sur le moteur de recherche Google, à contribuer au suivi de l’abondance de la population et de l’aire de répartition établie du fulgore tacheté (Lycorma delicatula), un insecte envahissant récemment apparu en Amérique du Nord et qui a entraîné un certain nombre d’effets négatifs sur les plans écologique et agricole. Plus précisément, nous avons cherché à déterminer si Google Trends reflète les variations de la taille de la population et de l’aire de répartition géographique établie. Alex abordera l’efficacité de cet outil dans le suivi de l’invasion du fulgore tacheté en particulier, ainsi que les considérations et les limites éventuelles de cette approche de manière générale.
Présentation des intervenants : Anna Turbelin, chercheuse scientifique, Ressources naturelles Canada
Anna Turbelin est chercheuse au Centre forestier des Grands Lacs, au sein du ministère des Ressources naturelles du Canada, à Sault Ste. Marie. Ses travaux de recherche portent sur la science des invasions, en particulier sur la tolérance au froid d’insectes envahissants tels que le fulgore tacheté (Lycorma delicatula), ainsi que sur les effets en cascade et les synergies entre les invasions biologiques et les risques naturels. Titulaire d’un doctorat en géographie physique du King’s College de Londres, elle a auparavant mené des recherches postdoctorales à l’Université Paris-Saclay dans le cadre de projets liés à la science des invasions, notamment InvaCost et AlienScenarios.
Alex Van Huynh, maître de conférences en biologie à l’universitéDeSales
Le Dr Alex Van Huynh a obtenu son doctorat à l’université de Lehigh en 2020. Il est actuellement maître de conférences en biologie à l’université DeSales. Ses travaux de recherche s’appuient sur diverses approches pour répondre à des questions fondamentales en écologie, en évolution et en conservation.



