Comment les plantes envahissantes se propagent-elles ?
De nombreux propriétaires choisissent des plantes envahissantes en raison de leur aspect attrayant, de leur facilité de culture ou de leur faible besoin d’entretien. Par exemple, des plantes telles que le Phragmites australis (roseau commun) sont souvent vendues dans les jardineries à des fins d’aménagement paysager. Cependant, une fois plantées, elles peuvent rapidement envahir les zones humides, supplantant les espèces indigènes et modifiant la structure des habitats.
Les plantes envahissantes produisent souvent de nombreuses graines qui peuvent être transportées par le vent, l’eau ou les animaux. Par exemple, la Salicaire commune (Lythrum salicaria) peut se propager rapidement grâce à sa production abondante de graines, envahissant ainsi les zones marécageuses et étouffant les plantes indigènes des zones humides.
Certaines espèces envahissantes, telles que la Renouée du Japon (Fallopia japonica), se propagent par le biais de rhizomes souterrains, ce qui les rend extrêmement difficiles à contrôler une fois qu’elles se sont implantées dans un jardin ou un espace vert.



Les jardiniers amateurs qui jettent les déchets végétaux provenant de plantes envahissantes dans leur compost ou dans les collectes municipales de déchets verts risquent de contribuer à la propagation de ces espèces. Cette pratique peut entraîner, sans le vouloir, l’introduction de plantes envahissantes dans de nouvelles zones.
Conséquences pour les communautés autochtones
La propagation des plantes envahissantes peut menacer la flore indigène, essentielle aux pratiques culturelles, à la médecine traditionnelle et aux savoirs écologiques des communautés autochtones. La disparition des plantes indigènes limite l’accès aux aliments, aux remèdes et aux matériaux traditionnels utilisés depuis des générations.
Traité n° 3 du Grand Conseil : coup de projecteur sur la cartographie des installations de l’unité d’aménagement du territoire
Le Grand Conseil du Traité n° 3 fait office de gouvernement traditionnel de la nation Anishinaabe sur le territoire du Traité n° 3. Par l’intermédiaire de l’Unité d’aménagement du territoire (TPU), les dirigeants du Traité n° 3 œuvrent à la protection des terres, des eaux et des ressources de la région.
Cependant, des plantes envahissantes telles que la Salicaire commune, le Butome à ombelle et le roseau des rives se propagent sur l’ensemble du territoire, menaçant des écosystèmes essentiels au mode de vie des Anishinaabe.
Il est essentiel que les jardineries, les paysagistes et les jardiniers amateurs prennent conscience des conséquences liées à la plantation d’espèces envahissantes et recherchent activement des alternatives non envahissantes. En prenant des décisions éclairées et en favorisant la biodiversité, nous pouvons préserver les liens indissociables qui unissent les peuples autochtones à la terre et contribuer à la santé de nos écosystèmes.

Faites la différence. Engagez-vous à adopter une attitude responsable vis-à-vis des plantes !
Certaines plantes de jardin très appréciées sont envahissantes ; et une fois qu’elles se sont propagées dans la nature, il est difficile de les contenir. « Plant Wise » consiste à choisir des espèces non envahissantes adaptées à votre région. Que vous aménagiez un jardin, conceviez un aménagement paysager ou fassiez vos achats dans une pépinière, vos choix ont leur importance.
Code de conduite national volontaire
Les espèces envahissantes constituent une menace importante pour les écosystèmes du Canada, plus de 60 % des plantes envahissantes ayant été introduites intentionnellement au cours des 150 dernières années. Si certaines plantes introduites ne perturbent pas les écosystèmes, quelques espèces à haut risque menacent la biodiversité, la santé humaine et l’économie.
Le Code national de conduite volontaire soutient l’initiative « Jardinez intelligemment » en fournissant aux professionnels du secteur horticole des recommandations sur les meilleures pratiques. Dirigé par Espèces envahissantes Canada et soutenu par le Groupe de travail national sur les plantes envahissantes en horticulture, ce code a été élaboré en collaboration avec :
Ce code encourage le secteur à :

Adoptez le code de conduite
En tant que professionnel du secteur horticole, vous pouvez vous engager à prévenir l’introduction et la propagation de plantes envahissantes à haut risque. En signant le Code de conduite national volontaire, votre organisation rejoint un réseau en pleine expansion de leaders responsables, attachés aux pratiques durables.
Cliquez ici pour adopter le Code de conduite.

Liste des plantes envahissantes indésirables au Canada
Cette liste recense les espèces végétales envahissantes préoccupantes sur l’ensemble du territoire canadien. Établie à partir de sources nationales et provinciales, elle vise à sensibiliser le public aux espèces qui menacent les paysages du Canada. Bien que toutes les espèces figurant sur cette liste ne soient pas actuellement largement répandues dans le domaine de l’horticulture ou de l’aménagement paysager, elles n’en restent pas moins préoccupantes et ne doivent pas être cultivées, commercialisées ni plantées.
Cliquez ici pour consulter la liste des espèces envahissantes indésirables au Canada.
Bibliothèque de ressources
Les partenaires du programme peuvent accéder à toute une série de ressources, notamment :

Ressources bilingues en anglais et en français. Pour la réglementation du secteur, veuillez vous reporter à :
Impliquez-vous
Pour lutter contre la menace que représentent les plantes envahissantes, rejoignez le programme « Plant Wise » et contribuez à sensibiliser le public et à promouvoir des pratiques de plantation responsables. Ensemble, nous pouvons œuvrer à la préservation de nos écosystèmes indigènes et au soutien des communautés autochtones.
