L’impact des espèces envahissantes sur les fruiticulteurs et l’économie

© marcthibault via iNaturalist.org, utilisé sous licence CC BY 4.0.
Dégâts causés aux cultures
Le fulgore tacheté se nourrit des arbres fruitiers et des vignes en grands essaims, affaiblissant ainsi les plantes, les rendant vulnérables à d’autres dégâts et, pour certaines espèces, leur causant des dommages irréversibles. La punaise diabolique s’attaque à un large éventail de plantes hôtes, notamment les arbres fruitiers, les baies, le raisin, les légumes et les arbustes d’ornement. La punaise diabolique endommage les fruits de ses hôtes en perçant leur peau, ce qui provoque des meurtrissures et une nécrose, rendant ainsi les produits impropres à la vente.

© abv7 via iNaturalist, utilisé sous licence CC BY 4.0.
Propagation des maladies des plantes
Les maladies des plantes peuvent se transmettre d’une plante à l’autre par le biais d’insectes, des racines et de pratiques agricoles telles que la greffe. Des agents pathogènes envahissants, comme le Virus de la sharka du prunier, infectent les fruits à noyau tels que les pêches, les prunes, les nectarines et les amandes, entraînant d’importantes pertes de récolte et, dans certains cas, la mort des plantes.

Coûts économiques
Les insectes et agents pathogènes envahissants coûtent chaque année des millions de dollars aux agriculteurs canadiens, tant en raison des mesures de lutte contre les ravageurs que de la baisse des rendements, ce qui réduit les bénéfices des producteurs. Cela a des répercussions sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, ce qui peut entraîner une hausse des prix pour les consommateurs et avoir des conséquences sur les marchés d’exportation.
Bonnes pratiques à l’intention des fruiticulteurs
Surveillez vos cultures afin de détecter tout signe d’infestation
Apprenez à identifier les espèces envahissantes présentes dans votre région et inspectez régulièrement vos cultures de fruits et légumes afin de détecter les premiers signes de ravageurs ou de maladies. La détection précoce des infestations constitue votre meilleur atout pour protéger vos cultures.

Adoptez la lutte intégrée contre les ravageurs (LIR)
Recourez à une combinaison de mesures de lutte mécaniques, biologiques, culturales et chimiques afin de gérer efficacement les ravageurs envahissants tout en minimisant l’impact sur l’environnement.

Évitez de déplacer des espèces envahissantes
Ne transportez pas de plantes, de terre ou de matériel provenant de zones infestées sans les avoir préalablement nettoyés de manière minutieuse, afin d’éviter la propagation d’organismes nuisibles envahissants.

VOUS L’AVEZ REMARQUÉ ? PRENEZ-LE EN PHOTO, ATTRAPEZ-LE, SIGNALEZ-LE
Apprenez à identifier les punaises du fulgore tacheté et leurs pontes. Si vous en trouvez lors de la surveillance de vos cultures, prenez une photo, notez l’emplacement, placez-les dans un récipient hermétique et signalez-les à l’Agence canadienne d’inspection des aliments ou à votre conseil local chargé des espèces envahissantes.

Collaborer avec les organismes locaux et les groupes professionnels
Collaborez avec les organisations agricoles et les conseils chargés de la lutte contre les espèces envahissantes afin de vous tenir informé des menaces émergentes et des meilleures pratiques.
Agissez dès aujourd’hui
Il est essentiel de protéger les secteurs fruitiers et viticoles du Canada contre les espèces envahissantes afin de garantir un approvisionnement alimentaire durable. Inspectez régulièrement vos cultures, mettez en œuvre des stratégies de lutte contre les ravageurs et signalez toute observation d’espèces envahissantes afin de contribuer à assurer l’approvisionnement alimentaire des Canadiens.