Agissez, soyez prudents au bord de l’eau : les résultats de l’enquête auprès de nos partenaires sont disponibles !
À partir de 2018, le Conseil canadien sur les espèces envahissantes (CCIS) a reçu une subvention du programme de financement communautaire ÉcoAction, par l’intermédiaire d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) (Canada), afin de s’associer au Conseil sur les espèces envahissantes de la Colombie-Britannique (ISC BC) et le Conseil des espèces envahissantes de la Saskatchewan (SISC) afin de collaborer avec des partenaires locaux dans ces deux provinces et de prendre en charge des habitats aquatiques pour éliminer les espèces aquatiques envahissantes, ce qui a permis de restaurer les berges et les zones humides.
Afin d’évaluer la réussite du projet, l’organisation locale et les bénévoles impliqués dans ce projet ont été invités à répondre à une enquête portant sur les changements de comportement au cours des campagnes de terrain de 2019 et 2020. Cette enquête a permis de recueillir des informations sur la sensibilisation et les attitudes des personnes vis-à-vis des espèces envahissantes au sein des communautés de Colombie-Britannique et de la Saskatchewan où le programme a été mis en œuvre.
Les résultats de la première enquête seront comparés à ceux d’une deuxième enquête, menée après la mise en œuvre du programme, afin de mesurer l’évolution des comportements liés aux espèces envahissantes à la suite de ce projet.
Vous trouverez ci-dessous un résumé des résultats de la première enquête :
- L’effectif de chaque organisation variait de 0 à 7 personnes. Soixante pour cent des organisations fonctionnaient exclusivement grâce à des bénévoles et ne comptaient aucun salarié.
- Le nombre de bénévoles par organisation variait entre 10 et 100, mais la moyenne s’élevait à 28 bénévoles par organisation.
- L’expérience des personnes interrogées en matière de lutte contre les espèces aquatiques envahissantes variait entre moins de 5 ans et plus de 10 ans ; veuillez consulter la répartition ci-dessous :
- 20 % avaient moins de 5 ans d’expérience
- 40 % d’entre eux avaient entre 5 et 10 ans d’expérience
- 40 % avaient plus de 10 ans
- Les connaissances relatives à la capacité à faire face aux espèces aquatiques envahissantes ont été notées sur une échelle de 1 à 10, 10 correspondant à un niveau de connaissance plus élevé. La note moyenne globale attribuée aux connaissances était de 7. Toutefois, la note moyenne attribuée aux connaissances a augmenté entre la campagne de terrain de 2019 et celle de 2020, passant de 6 à 8,5 en moyenne.
- Il a été demandé aux organisations de sélectionner les actions qu’elles mènent pour prévenir la propagation des espèces aquatiques envahissantes. Les réponses ont montré que chaque organisation mène plusieurs actions de prévention. Vous trouverez ci-dessous la répartition en pourcentage par type d’action :
- Sensibilisation et éducation générales (80 %)
- Recensement et surveillance des nouvelles espèces aquatiques envahissantes (80 %)
- Activités axées sur la prévention (par ex. « Nettoyez, videz, séchez », « Ne les relâchez pas ») (80 %)
- Lutte et élimination sur le terrain des espèces aquatiques envahissantes (80 %)
- Autres (Suivi et remise en état après traitement) (20 %)
- Il a été demandé aux personnes interrogées de sélectionner les activités qu’elles avaient prévues pour la saison de terrain 2019-2020, avant de bénéficier d’un soutien supplémentaire dans le cadre de ce projet. Les résultats ont montré que toutes les organisations avaient prévu de mener des actions de lutte contre les espèces envahissantes, qu’elles bénéficient ou non d’un financement ou d’un soutien supplémentaire de la part de ce projet. La répartition par type d’activité prévue est présentée ci-dessous :
- Participer à des événements de sensibilisation afin de diffuser des informations (60 %)
- Mettre en œuvre l’élimination et la gestion d’une espèce aquatique envahissante spécifique (100 %)
- Aucun 0 %
- Autres (relevés, prélèvements et surveillance des espèces aquatiques envahissantes ; actions de prévention ; suivi post-traitement ; programmes de terrain consacrés aux espèces terrestres envahissantes) 80 %
- Il a été demandé aux personnes interrogées de classer, de 1 à 3, les espèces envahissantes qui les préoccupaient le plus. Les espèces ci-dessous sont répertoriées par ordre de fréquence des réponses et selon le classement établi par les personnes interrogées (de la plus fréquente à la moins fréquente) :
- Iris faux-acore
- Les moules zébrées et les moules quagga
- Grenouille-taureau d’Amérique
- Roseau des canaries
- Saule doré
- Myriophylle en épi
- Il a été demandé aux organisations d’indiquer auprès de quelles sources de financement, parmi une liste proposée, elles avaient déposé une demande de subvention. Les résultats sont présentés ci-dessous :
- Gouvernement fédéral (50 %)
- Gouvernement provincial / territorial (50 %)
- Collectivités territoriales (75 %)
- Fondements (75 %)
- Entreprises (25 %)
- Autre (0 %)
- Quarante pour cent des personnes interrogées avaient obtenu un financement pour mener à bien les activités de terrain prévues pour la saison 2019-2020 avant de participer à ce projet. Parmi ces 40 %, le financement provenait des sources suivantes :
- Gouvernement fédéral (33 %)
- Gouvernements provinciaux et territoriaux (67 %)
- Collectivités territoriales (67 %)
- Fondations (33 %)
- Sociétés (0 %)
- Autres (partenariats locaux et bénévoles) (67 %)
- Les organisations ont eu recours aux actions de communication suivantes pour faire connaître leur travail :
- Réseaux sociaux (80 %)
- Lettres d’information électroniques (60 %)
- Annonces dans les journaux (20 %)
- Communiqués de presse (80 %)
- Autres (site web et YouTube) (20 %)
Les résultats de l’enquête ci-dessus, menée auprès d’organisations et de leurs bénévoles mettant en œuvre le programme « Take Action, Be Aquatic Wise » en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, ont fourni des premières conclusions intéressantes. Nous avons hâte de comparer et de partager les résultats de la deuxième enquête, et de découvrir comment nous pouvons mieux promouvoir la santé à long terme des cours d’eau et des berges !
Continuez à sensibiliser votre entourage aux espèces aquatiques envahissantes et à leur expliquer comment elles peuvent apporter leur aide :
1. Apprenez à les reconnaître et signalez-les. En apprenant à les reconnaître et en signalant vos observations, vous contribuez à leur détection précoce, ce qui permet de prendre des mesures pour empêcher leur propagation. Si nous savons où se trouvent ces espèces avant qu’elles ne s’implantent, nous pourrons peut-être les en empêcher. Pour en savoir plus sur les espèces présentes dans votre province ou votre territoire, ainsi que sur le système de signalement à utiliser, cliquez ICI.
2. Empêchez leur propagation. Si vous aimez sortir, faire du vélo, pêcher, faire du bateau, du kayak, etc., vous risquez de propager des espèces envahissantes sans même vous en rendre compte. Veillez à nettoyer et à inspecter votre équipement afin de vous assurer qu’il ne comporte pas de plantes ou d’animaux envahissants avant de vous rendre dans un nouvel endroit. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre site Internet ICI.
3. Affrontez-les. Nous avons collaboré avec l’ISC BC et le SISC pour élaborer une « boîte à outils « Adoptez un milieu aquatique » ». L’objectif de cette boîte à outils est d’aider d’autres groupes de parties prenantes à protéger nos précieux habitats aquatiques en traitant efficacement les problèmes liés aux espèces aquatiques envahissantes. Cette boîte à outils constitue un guide étape par étape expliquant comment prendre en charge une zone aquatique touchée par des espèces envahissantes, ainsi que la manière de la restaurer et de la gérer. Vous trouverez cette boîte à outils ICI.