{"id":9029,"date":"2022-01-06T16:11:53","date_gmt":"2022-01-06T21:11:53","guid":{"rendered":"https:\/\/invasivesc2stg.wpenginepowered.com\/prevention-des-especes-envahissantes-conseils-aux-proprietaires-danimaux-de-compagnie\/"},"modified":"2022-01-06T16:11:53","modified_gmt":"2022-01-06T21:11:53","slug":"prevention-des-especes-envahissantes-conseils-aux-proprietaires-danimaux-de-compagnie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/prevention-des-especes-envahissantes-conseils-aux-proprietaires-danimaux-de-compagnie\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9vention des esp\u00e8ces envahissantes : conseils aux propri\u00e9taires d&rsquo;animaux de compagnie"},"content":{"rendered":"<p>Les esp\u00e8ces envahissantes non indig\u00e8nes constituent un probl\u00e8me qui touche les sept continents. Elles causent des ravages dans les \u00e9cosyst\u00e8mes naturels. Comme ces organismes sont introduits de mani\u00e8re soudaine, ils n&rsquo;ont pas de pr\u00e9dateurs naturels et supplantent souvent les esp\u00e8ces indig\u00e8nes.  <\/p>\n<p>Pour bien comprendre la question qui nous occupe, il est important de conna\u00eetre la terminologie relative aux esp\u00e8ces envahissantes.<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, les esp\u00e8ces indig\u00e8nes sont des esp\u00e8ces pr\u00e9sentes naturellement dans une r\u00e9gion. Au fil des mill\u00e9naires, les organismes d&rsquo;une m\u00eame r\u00e9gion \u00e9voluent ensemble pour former un \u00e9cosyst\u00e8me dans lequel chaque organisme remplit un r\u00f4le. Gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me de freins et contrepoids, tel que la pr\u00e9dation et l&rsquo;\u00e9volution des m\u00e9canismes de d\u00e9fense, les \u00e9cosyst\u00e8mes naturels trouvent un \u00e9quilibre dans lequel aucune esp\u00e8ce n&rsquo;est totalement dominante.  <\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, il existe des esp\u00e8ces non indig\u00e8nes mais non envahissantes. Cette cat\u00e9gorie englobe la plupart des plantes et des animaux que les humains ont introduits dans de nouveaux environnements. Par exemple, les roses et les tulipes ne survivraient pas en dehors des jardins, et la plupart des poissons d&rsquo;aquarium tropicaux ne pourraient pas vivre dans une rivi\u00e8re canadienne froide. D\u2019autres esp\u00e8ces introduites, telles que les tomates et le bl\u00e9, constituent une ressource alimentaire b\u00e9n\u00e9fique. Aucun de ces organismes ne suscite d\u2019inqui\u00e9tude.    <\/p>\n<p>Enfin, nous en arrivons aux v\u00e9ritables probl\u00e8mes : les esp\u00e8ces envahissantes. Les esp\u00e8ces envahissantes sont des esp\u00e8ces non indig\u00e8nes introduites dans des zones situ\u00e9es en dehors de leur aire de r\u00e9partition d&rsquo;origine ; elles causent des dommages \u00e9conomiques ou environnementaux et peuvent se propager rapidement vers de nouvelles zones. <\/p>\n<p>De nombreuses esp\u00e8ces envahissantes introduites en Am\u00e9rique du Nord, telles que le fulgore tachet\u00e9, la chenille LDD (anciennement appel\u00e9e \u00ab chenille gitane \u00bb) ou la moule z\u00e9br\u00e9e, se propagent davantage par accident, en se fixant sur des v\u00e9hicules, des embarcations et d\u2019autres \u00e9quipements. D\u2019autres esp\u00e8ces envahissantes sont introduites intentionnellement dans de nouvelles r\u00e9gions, comme le Lierre anglais, le gobie \u00e0 t\u00e2ches noires ou la tortue \u00e0 oreilles rouges, par le biais du d\u00e9versement de d\u00e9chets de jardin, de seaux d\u2019app\u00e2ts, ou encore par la lib\u00e9ration d\u2019animaux de compagnie ind\u00e9sirables qui s\u2019\u00e9chappent des jardins et s\u2019\u00e9tablissent dans la nature. <\/p>\n<p>La lib\u00e9ration d&rsquo;animaux de compagnie ou d&rsquo;animaux d&rsquo;aquarium contribue largement \u00e0 l&rsquo;apparition de nouvelles invasions. Environ un tiers des esp\u00e8ces envahissantes qui menacent les milieux aquatiques indig\u00e8nes proviennent du commerce des poissons d&rsquo;aquarium. <\/p>\n<p>Par exemple, des propri\u00e9taires de poissons rouges bien intentionn\u00e9s peuvent rel\u00e2cher leurs poissons dans des bassins de r\u00e9tention des eaux pluviales ou dans des lacs. Les poissons rouges sont adapt\u00e9s au froid et se sont d\u00e9velopp\u00e9s avec succ\u00e8s dans de nombreux plans d&rsquo;eau \u00e0 travers le Canada, o\u00f9 ils ont \u00e9tabli des populations reproductrices autonomes. \u00c0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage, les poissons rouges peuvent atteindre plus de 45 cm.  <\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 que se posent les vraies questions. Pourquoi devrions-nous nous en soucier ? En quoi cela nous concerne-t-il ? Et que devrions-nous faire \u00e0 ce sujet ?   <\/p>\n<p>Pour reprendre notre exemple pr\u00e9c\u00e9dent, les poissons rouges vivant dans les lacs canadiens n\u2019ont pas de pr\u00e9dateurs naturels ; ainsi, le temps et l\u2019\u00e9nergie que les poissons indig\u00e8nes consacrent \u00e0 se prot\u00e9ger des pr\u00e9dateurs, les poissons rouges peuvent les consacrer \u00e0 l\u2019alimentation et \u00e0 la reproduction. Cela perturbe consid\u00e9rablement la communaut\u00e9 piscicole et peut entra\u00eener un d\u00e9clin important des populations de poissons indig\u00e8nes. <\/p>\n<p>Les esp\u00e8ces envahissantes ne constituent pas seulement une menace pour notre environnement, mais aussi pour notre \u00e9conomie. \u00c0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, des milliards de dollars sont d\u00e9pens\u00e9s chaque ann\u00e9e pour surveiller, contr\u00f4ler et \u00e9radiquer ces esp\u00e8ces envahissantes. <\/p>\n<p>Que pouvez-vous donc faire pour aider ? En principe, la pr\u00e9vention est le meilleur rem\u00e8de \u00e0 tout probl\u00e8me. En tant que propri\u00e9taires d\u2019animaux de compagnie, respectez les principes de l\u2019initiative \u00ab Ne les rel\u00e2chez pas \u00bb. Si vous vous trouvez dans une situation o\u00f9 vous ne pouvez plus vous occuper d\u2019un animal, vous pouvez envisager ces quatre options.   <\/p>\n<ol>\n<li>Retour : Contactez le magasin o\u00f9 vous avez achet\u00e9 l&rsquo;animal et demandez-leur s&rsquo;ils acceptent de le reprendre.<\/li>\n<li>Replacement : Contactez les centres scientifiques, les zoos ou les aquariums de votre r\u00e9gion pour savoir s&rsquo;ils pourraient accueillir l&rsquo;animal \u00e0 des fins p\u00e9dagogiques.<\/li>\n<li>  \u00c9limination : Faites s\u00e9cher et congelez les plantes aquatiques ind\u00e9sirables, puis jetez-les \u00e0 la poubelle. Pour ceux qui utilisent des poissons-app\u00e2ts, il est interdit de vider votre seau \u00e0 app\u00e2ts, de vidanger l\u2019eau ou de rel\u00e2cher des app\u00e2ts vivants dans un lac, une rivi\u00e8re ou tout autre plan d\u2019eau. Vous devez plut\u00f4t : vider votre seau \u00e0 terre (\u00e0 30 m\u00e8tres du bord de l\u2019eau) et congeler les vairons en surplus pour une autre sortie.  <\/li>\n<li>Faites preuve de bienveillance : si toutes les autres solutions ont \u00e9chou\u00e9, confiez \u00e0 un v\u00e9t\u00e9rinaire qualifi\u00e9 la t\u00e2che d\u2019euthanasier l\u2019animal de mani\u00e8re humaine ; c\u2019est bien plus charitable que de le laisser mourir de faim dans la nature ou de le laisser d\u00e9truire les habitats des animaux et des plantes indig\u00e8nes.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Les propri\u00e9taires d&rsquo;animaux de compagnie, les aquariophiles et tous les autres acteurs \u00e0 travers le monde doivent unir leurs efforts pour emp\u00eacher la propagation des esp\u00e8ces envahissantes. En restant vigilants et en respectant les r\u00e8gles de l&rsquo;initiative \u00ab Ne les rel\u00e2chez pas \u00bb, nous pouvons assurer la s\u00e9curit\u00e9 de nos animaux de compagnie et de l&rsquo;environnement. <\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/DLIL-Bilingual-1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-1982\" src=\"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/DLIL-Bilingual-1-300x204.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"204\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les esp\u00e8ces envahissantes non indig\u00e8nes constituent un probl\u00e8me qui touche  [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":9030,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"wds_primary_category":0,"footnotes":""},"categories":[99],"tags":[],"class_list":["post-9029","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized-fr-ca"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9029","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9029"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9029\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9030"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9029"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9029"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.invasivescanada.ca\/fr-ca\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9029"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}